La pâte polymère est une pâte à modeler colorée qui durcit après une cuisson au four ménager. Elle peut aussi se peindre, se graver, se vernir ; on peut imiter toute sorte de matière (bois, métal, os, marbre, porcelaine, etc.), fabriquer des perles, des petits objets décoratifs. Dans ses formes plus abouties, elle est utilisée comme un médium artistique de modelage à part entière.

La marque la plus connue en France est la FIMO, que l'on trouve sous deux qualités : la qualité "Soft", plus facile à pétrir mais assez fragile après cuisson, et la qualité "Classic", difficile à pétrir mais solide. Les couleurs sont normalement opaques, mais certaines sont métallisées et quelques teintes sont disponibles dans une version translucides. Les couleurs sont miscibles entre elles et se présentent généralement sous la forme d'un petit pain de 56 g.

Côté outils, vous aurez besoin de deux accessoires pour commencer (et de plein d'autres plus ou moins utiles pour continuer...)

  • un outil pour aplatir la pâte : un rouleau en acrylique ou en bois vernis. On peut aussi utiliser une machine à fabriquer les lasagnes, dont l'usage sera exclusivement réservé à la FIMO.
  • un outil pour coupe la pâte : un cutter peut convenir pour la plupart des découpes. Pour la technique du millefiori, qui nécessite la découpe de tranches fines, une lame souple spécialement prévue à cet effet est indispensable.

Le plan de travail doit être lisse : une chute de marbre, de la céramique (non texturée), du verre, seront parfaits.

Pour le travail de la pâte, vous pouvez porter des gants en latex fin : cela évite de se salir rapidement les mains avec les couleurs à forte pigmentation (le rouge...), et cela évite également de laisser des marques de doigts. Si vous en avez la possibilité, il est conseiller de travailler avec des ongles courts.

La première séance a été consacrée à la découverte de la pâte.

 

Valérie a réalisé des décorations de Noël, et Martine a réalise des perles à partir d'un "Mokume Gane".

La seconde séance a été plus dirigée, et chacune a fabriqué une ou deux canes en millefiori, pour recouvrir un photophore en verre.

J'avais aussi apporté des échantillons de tissus et de papier Scrapbooking pour favoriser l'inspiration de mes participantes.

A gauche : Martine, à droite Valérie. 

Le photophore de l'autre Martine, et celui de Laurence-Anne.

Les canes ont été fabriquées en partie avec des couleurs opaques, en partie avec des couleurs translucides : je n'ai pas encore vu le résultat final, j'espère que cela sera aussi réussi qu'on peut le penser à la fin de cette séance !

En plein travail...

La cuisson se fait dans un four ménager, 30 minutes à 110°C. Si vous avez un doute sur le thermostat de votre four, cuisez plutôt à 100°C.

La pâte polymère dégage des vapeurs à la cuisson, dont la toxicité fait débat. Par précaution, il est conseillé d'envelopper les objets en FIMO dans une sorte de cloche en papier d'aluminium pendant toute la cuisson.

Les objets durcissent après refroidissement : ne les manipulez pas avant qu'ils aient refroidis, vos pourriez vous brûler et ils sont encore fragiles.

Une fois cuite, la FIMO peut être poncée et vernie. Le ponçage s'effectue au papier de verre pour carrosserie humidifié (gains 400, 600, voire 1000). Attention, certains vernis ne sont pas compatibles avec la FIMO et la feraient fondre : préférez le vernis du fabriquant, ou faites un essai sur une chute.

Dès que j'arriverai à prendre des photos potables je ferai un billet pour expliquer comment fabriquer une canes. En attendant, il y a beaucoup de tutos de grande qualité sur le net.

Et ne loupez pas l'album FlickFR de Ronit Golan, une pure merveille !